La Maison des 1D

18 juin 2017

Oink le boucher du paradis

Tout est bon dans le cochon y compris en littérature ! Même les classiques y vont de leur référence porcine, le « porc trait de Dorian Gray » en est un exemple évident alors qu'en chanson on retrouve chez Brel « le porc d'Amsterdam »

Et bien ,sachez que même en comics nous avons notre porc à nous , et c'est du bon avec « Oink , le boucher du paradis » de John Mueller chez Délirium !

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 What the fuck is that ?

Dans une « école » dont l'intérieur ressemble méchamment à une prison , un prêtre vient recueillir les dernières confessions de Oink. C'est un personnage singulier qui accueille le clerc , un personnage à la diction est défaillante et au physique des plus étrange : c'est un porc anthropomorphe !

Oink va commencer son récit et au travers de ces aveux et chacun comprendra pourquoi son surnom est « le boucher du paradis ». Dans ce monde sombre et de cauchemar , le clonage a été poussé jusqu'à croiser les humains avec d'autres espèces afin que chaque individu contribue de façon optimale à la société.

Les hommes cochons sont donc élevés pour être de parfaits esclaves a qui reviennent les pires besognes. Dans cet enfer, Oink rêve du paradis ,un endroit dont on dit qu'on y vit heureux mais qui est interdit aux cochons de part leur nature. Le jeune cochon va donc se révolter et partir en quête de cette terre promise et y trouver son destin.

C'est quoi c'est qu'on en pense ?

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Sublime, intelligent, intense , subversif , sombre , tragique les qualificatifs manquent pour cette œuvre injustement méconnue.

John Mueller est un artiste complet ,peintre de formation et qui nous délivre ici son travail le plus aboutit selon ses propres dires. Paru initialement au début des années 90 , Oink a été retravaillé durant 5 ans par l'auteur pour revenir en 2015 avec un récit profond et au graphisme fantastiques qui ne sont pas sans rappeler le travail de Bisley . C'est soigné et l'aspect pictural nous plonge au cœur du cauchemar , dans le saint du saint du glauque.

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L'histoire est une critique acerbe du système éducatif et de la moralisation religieuse que l'auteur a eu a subir lors de son propre cursus scolaire. Il y fait des parallèles troublant entre éducation et asservissement sociétal avec un habile mélange de violence et de tragédie sans pour autant tomber dans la facilité scénaristique.

On voit clairement que c'est l'oeuvre d'une vie et le lecteur que je suis en est ressortit troublé !

Comme d'habitude , Délirium fait du travail d'orfèvre avec un livre dont la couverture est magnifique et doté de pages en papier glacé qui rend la manipulation des plus agréable. Chapeau bas pour l'éditeur pour ce sans faute !

 

Voila un bouquin sur lequel j'ai louché longtemps avant de l'acheter et je n'ai désormais qu'un seul regret : ne pas l'avoir acheté avant !!

 

 

 

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17 juin 2017

GG Comics n°26 : Constantine un ordure extraordinaire

Les GG comics se penchent sur le Hellblazer ... Enfin on se penche pas trop avec lui on sait jamais !!

http://www.comics-sanctuary.com/news/27667/les-gg-comics-episode-26-constantine-une-ordure-extraordinaire.html

 

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22 mai 2017

Les GG comics n°25

Et c'est reparti pour un joli débat en live de la Bretagne pour votre serviteur  !!

http://www.comics-sanctuary.com/news/27411/les-gg-comics-episode-25-les-origines-doivent-elles-etre-remises-au-gout-du-jour.html

 

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01 mai 2017

Judge Dredd démocratie

Je me souviens encore de mon premier gadin balancé avec mon grand-père sur l’étang Godard. Lui ça rebondissait en faisant des ronds impeccables alors que moi mes pavetons allaient saluer les carpes. On se regardait, et on se poilait à s’en décrocher les mandibules.
Je me souviens encore de la petite Christine Mériaux et de ses chandails marron d'un vert dégueulasse. Je me souviens qu'après qu’elle m’ait tartiné la pomme avec du jus de carambar en me faisant ce qui serait le premier bisou que j’ai reçu d’une fille, j’ai plus voulu me laver la truffe pendant une semaine !

Depuis… depuis mon grand-père est mort et Christine ne doit plus porter de col roulé caca d’oie, ça s'appelle le temps qui passe , mais je vous jure que je n’ai qu’à fermer les yeux pour sentir l’odeur de vase de l’étang et entendre le rire de mon vieux ou sentir ma joue toute collante !

 

Ya des trucs qu’on n’oublie pas et jamais je ne pourrai oublier America Jara !

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Son histoire est une histoire de révolte, de liberté et d’amour, son histoire est une tragédie ! Mais rien de tout cela n’existe vraiment dans Méga-City one !

Dans la crasse et la folie de la cité , America naît sous les yeux du petit Bennett et ils vont grandir ensemble. Oh bien sûr ils sont très différents : elle est forte, indomptable et rebelle alors que lui est faible, peureux et sans conviction et pour ça Bennett l'aime , il l'aime autant qu'il se déteste.

Le temps qui passe fait son œuvre , et chacun suivra son chemin : elle se tournera vers l'activisme politique et lui deviendra un chansonnier reconnu mais jamais il n'oubliera America Jara , qui le pourrait ? Il l'a croyais perdue jusqu'à ce soir ou elle revint dans sa vie mais à ce moment-là elle avait le sang de quatre judges sur les mains.

 

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Je vais être clair tout de suite : pour moi c'est un des meilleurs récits que je n'ai jamais lus tous supports confondus ! Tout commence en 1991 dans les pages d'un Judge Dredd megazine que je feuillette dans une librairie londonienne. A l'époque je connais déjà bien le monde de Dredd mais rien ne m'avait préparé à la claque monumentale que j'allais prendre.

John Wagner , un des papas du judge, nous livre une histoire bouleversante qui, dans cet univers particulièrement inhumain, est d'un profond humanisme. Dire que ce livre est une ode à la sédition et à la révolte contre un pouvoir fasciste est un euphémisme mais il n'est pas que cela. Ici , il n'y a pas de héros, non juste un homme et une femme prit dans le tourbillon de cette société épouvantable faites pour broyer de l'humain. Ce qui en fait d'ailleurs la force c'est précisément que tout est vu par les yeux de Bennett et l'on ressent à plein sa peur et l'oppression d'un régime policier autant que l'on perçoit sa tristesse face à cet amour inaccessible. Ce personnage est un pleutre pathétique et donc incroyablement humain.

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Au niveau graphique, les planches peintes par Colin MacNeil offrent un contraste étonnant par leur tonalité pastelle avec la violence qu'elles dépeignent mais le trait très British nous ramène à la folie de Méga-City one. L'ensemble est une réussite totale !

L'écrin que nous proposent les éditions Délirium est carrément à l'image de ce récit exceptionnel car en plus du récit America, vous trouverez dans ces pages les arcs Terror et Méga-city confidential qui mettent en scène le combat des « démocrates » de l'organisation guerre totale. Quant à la qualité du produit en lui même , comme à son habitude Délirium rend un travail d'orfèvre ! La couverture est simplement superbe et chaque page tournée est une caresse sous les doigts. On sent la patte d'un vrai fan de cet univers !

De tous les comics que j'ai lus au cours de mes 40 années de geekeries ce « Judge Dredd Démocratie » a une place particulière aussi bien dans ma bibliothèque que dans mon cœur ou même dans ma conscience politique.

Une des plus belles et plus tragique histoire qui m'a été donnée de lire.

Jamais je n'oublierai America !

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28 avril 2017

GG comics n°24

Nouvel épisode avec de vrais morceaux d'éditeur dedans !

Bliss Comics : A new Hope !!

http://www.comics-sanctuary.com/ggcomics/

 

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14 avril 2017

GG Comics n°23

Oh it's Marvelous !! Une analyse de l'oeuvre de Kurt Busiek et Alex Ross par vos serviteurs !!

 

http://www.comics-sanctuary.com/news/27080/les-gg-comics-episode-23-marvels-de-kurt-busiek-alex-ross.html

 

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09 avril 2017

Strange Fruit

Y a des fois on a pas envie de rigoler !

Et là je sors d'une lecture qui m'a foutu le melon en vrac façon gastronomie barbare !

Je suis le genre de vieux con qui intellectualise tout et n'importe quoi , je vous jure je suis capable de trouver des messages sous-jacent aux Télétubbies rien que sur la couleur des machins. Et ben la j'ai pas eu a forcer pour trouver un message brute,violent et sans filtre. J'en ai chialé comme douze veaux , de rage, de révolte, de tristesse et finalement d'espoir.

Ce bouquin c'est Strange Fruit de Mark Waid et J.G Jones et j'ai désormais un nouveau chef d’œuvre dans ma comicothèque !

 

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Nous sommes en 1927 dans la petite ville de Chatterlee dans le bel état du Mississippi et cet heureuse bourgade peuplée de brave gens est confrontée à la catastrophe naturelle qui marqua cette année : une crue massive et destructrice ! Et comment vont réagir ces bons américains du terroir affiliés pour certains au Klu Klux Klan : envoyer les noirs contraints et forcés pour renforcer les digues. C'est dans cette ambiance pleine de tension que va survenir un événement incroyable : un vaisseau spatial va s'écraser dans la digue. Celui-ci il transporte un passager doté d'une force surhumaine... Et il est noir ! Comment va réagir cette communauté divisée ? Que vient leur apporter ce colosse qui ne parle pas ?

Alors soyons clair tout de suite , ce n'est pas un Red Son chez les red neck , c'est bien plus que ça ! Ici la volonté de l'auteur est clairement de nous foutre la tronche dans le caca de l'inhumanité dans ce qu'elle a de plus traditionnelle , de plus ancrée. Beaucoup d'entre nous partons du principe que le racisme est une forme abjecte de haine cultivée sur la défiance de l'autre et bien Strange Fruit présente un visage au moins aussi épouvantable , celui du racisme culturel, institutionnel. Ce n'est même pas à proprement parler de la haine mais une certitude acceptée que l'autre est inférieur, presque un animal. De l'inhumanisme dans sa plus horrible expression.

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Voyez vous je suis un homme blanc dans un pays d'homme blanc et je n'ai certainement jamais pu prendre la mesure de la souffrance que peuvent ressentir ceux que l'on considère comme inférieur, moins qu'humain. Oh bien sur, j'éprouve un dégoût profond pour la ségrégation et les haines raciales mais c'était le sentiment d'injustice qui me révoltait et j'étais loin d'être intimement concerné , je veux dire en tant qu'individu.

Mark Waid a réussit à me placer devant l'ignominie du racisme culturel comme l'avait déjà fait il y a quelques années le film de Parker Mississippi Burning. L'auteur parvient a ce tour de force d'aborder ce sujet sans concession aucune mais sans tomber dans des clichés manichéens qui pourrait lui donner un coté moralisateur qui en ternirait le sens. C'est un récit profond et aussi sombre que peut l'être l'âme des hommes.

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Quant à l'aspect graphique, nous sommes dans le photo réalisme à la Alex Ross et dans cet exercice J.G Jones est simplement parfait. Il est capable de marquer le visage de ses personnages d'émotions presque palpable au point que les mots et les paroles ne sont qu'un complément, un enrichissement de l'histoire. Les tons sont pastels tirant souvent sur des tonalités brunes ou très blanches ce qui augmente encore la symbolique d'opposition entre noirs et blancs et de surcroît en parfaite représentation des images sépias qui nous reste de cette époque.

En plus de cela ,Delcourt à l'excellente idée de nous sortir un livre initialement paru chez Boom! Studio, doté d'une vingtaine de pages de cover absolument sublime ce qui ne gâche en rien notre plaisir.Alors voilà, on referme le livre sans l'avoir lâché des yeux une seconde, avide de savoir ce que nous réserve la page suivante, remué par ce récit.

On en sort pas indemne et comme le chantait si bien Billie Holiday dans la chanson qui a inspiré le titre du comics : «  Here is a strange and bitter crop » (C'est une récolte étrange et amère) .

Mais finalement , pour ma part c'est de l'espoir qu'il me reste car je me suis rendu compte que l'humanité évolue en bien. Désormais de l'avis général, considérer que l'autre est un être inférieur est monstrueux et immoral , Strange Fruit nous rappelle que ce ne fut pas toujours le cas et que nous devons tout faire pour ce ne soit plus jamais possible.

Ce que j'attends d'un livre est qu'il me donne des émotions, qu'il me transporte. Mais il arrive quelques fois , quelques fois seulement , que l’œuvre me frappe au cœur et à l'âme.

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15 mars 2017

Ivar Timewalker

Ne connaît pas la haine celui qui n'a pas cherché sa monnaie dans les vingt et une poches de son blouson avant de trouver les dix centimes manquants dans la dernière ! Ou celui qui cherche ses clefs cinq minutes avant de barrer au turbin , ravage la baraque en hurlant sa haine de la terre entière et de sa proche périphérie pour finalement les trouver la ou elles étaient depuis le début !

Cette haine qui fait passer Darth Vader pour un puceau au bordel, on l'a tous connu ! Mais la question qui s'impose c'est :comment se fait il que l'on puisse passer quatre fois devant ces putains de clefs, qu'on ai fouillé au moins autant de fois cette saloperie de poche pour trouver les choses à leurs places finalement ?

Et bien Ivar Timewalker vous dit pourquoi !!

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Alors qu’elle est à l’aune d’une découverte scientifique majeure, Neela voit débouler dans son labo un individu l’avertissant qu’elle est en danger et qu’elle doit le suivre ! Le rouquemoute en question est en fait Ivar le Timewalker et disons le tout net, ce gars est à l’univers Valiant ce que Jacquie et Michel sont à la sexualité des ados : la base de tout !

 En bref, Ivar Anni-Padda est un des trois frères immortels (avec Gilad l’éternal warrior et Aram Armstrong) et c’est surtout celui par qui le bordel est arrivé ! Il y a des millénaires, il a déclenché le « don » ce qui a eut pour effet de quasiment éradiquer l’espèce humaine et de conférer aux trois frangins la vie éternelle. Fort de son intellect surdéveloppé, il a découvert les secrets du voyage dans le temps et parcours depuis les âges en quête de rédemption.

 

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 Or donc, le voila qui embarque la jeune physicienne dans une fuite éperdue au travers du temps pour fuir d’étranges créatures nommés les prométhéens dont les intentions ne sont pas réellement claires. Au cours de leurs pérégrinations, ils rencontreront pêle-mêle : l’amiral Nelson, Hitler (faut toujours mettre des nazis), une civilisation romaine version dinosaure, des vikings clowns et bien d’autres excentricités.

Est-il utile de préciser que le sort de l’univers lui-même dépend de leurs tribulations ?

Ah bordel que c’est bon ! C’est un récit endiablé qui pousse le lecteur à ne poser le bouquin qu’une fois la dernière page tournée ! Fred Van Lente, a qui on doit déjà Archer & Armstrong, a le talent de délivrer une histoire bourré d’action, d’humour et de poser LA question : et si je pouvais changer les choses, revenir en arrière et corriger le tir qu’est ce que je ferais ?
De plus, l’auteur nous offre une proposition de la mécanique temporelle et des retombées concernant les modifications du temps tout à fait innovante et très originale ! Ici pas de paradoxe temporelle, pas de réaction en chaîne a empêcher, pas de coexistence impossible du même individu issus de deux époques, non c’est bien plus subtil.

Du coté graphique, trois artistes se succèdent sur l’œuvre (Clayton Henry, Francis Portela et Père Perez), avec chacun leur patte mais suffisamment de similitude dans les traits pour que cela ne nuise pas au plaisir de lecture, mieux que ça que ce soit agréable ! 

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C’est désormais un lieu commun de le dire, mais il y a du Docteur Who dans ce Ivar, j’irai même plus loin : il y a de la SF façon britannique ! Nous sommes dans de l’incongrue, du surprenant comme ce que pouvait nous offrir en terme d’originalité des séries TV comme le prisonnier ou les Avengers (chapeau melon et bottes de cuir) ! Mais de l’originalité bien dosée et qui nourrit le scénario tout en respectant ce qui a déjà été fait dans cet univers, car oui si vous avez lu et aimez Archer & Armstrong vous trouverez ici nombres de clins d’œil et un ton proche de celui du duo.

Alors si en plus je vous dis que Bliss nous sert une fois de plus un travail ultra soigné et blindé de goodies que c’est a s’en sentir comme DSK dans un Sofitel !

Soyons clair, pour qui aime la science fiction ou les comics ou les histoires barrées ou les dinosaures romains c’est juste un must, un indispensable de ce début d’année ! Il pourrait marquer l'histoire !

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27 février 2017

Britannia

Qu’est ce que j’ai pu en becqueter du péplum Fantastiques quand j’étais môme ! Vous savez les trucs du genre « Maciste et la glaoui de Jupiter » ou « Hercule et la reine des fistules ». A chaque Noël ont y avait le droit aux monstres en merde séchée avec un héros gominé comme un bac de friteuse. On avait les westerns spaghetti et ben il y avait aussi les péplums coquillettes. Une époque bénie qui m'a donné le goût des hommes au corps huilé et en jupette.

Rien d'étonnant donc pour que lorsque Valiant ( Demi molle incomming ) nous sort une mini-série en 4 , je me jette dessus comme une femme de député sur son emploi fictif !

Ça s'appelle Britannia par Peter Milligan , dessiné par Juan José Ryp et c'est encré par Jordie Bellaire !

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Alors voilà, l'empereur Néron est en place depuis 6 ans et son empire s’étend de la Judée à l’île de Bretagne et personne ne résiste à Rome sauf un petit village de gaulois qui résisté encore et toujours à l'envahisseur …. Non je déconne , les romains ont claqués la truffe à tout ceux qui faisait mine de l'ouvrir. L'empereur c'est le boss et tout le monde ferme sa mouille ! Enfin presque tout le monde puisque au cœur même du système politique de la cité éternelle, un groupe de femme sont détentrices d'une force magique incroyable : les Vierges Vestales !

 

Et c'est la maquerelle des vestales herself qui un soir vient trouver Antonuis Axia centurion de la première légion d'Italie pour lui demander une broutille : Sauver une jeune vestale des griffes d'un démon Étrusque nommé Orkus ! Bon ni une , ni deux il s'en va foutre sur la gueule de la monstruosité en question et sauve la donzelle mais ça lui coute des blessures mystiques que les vestales , pas bégueule pour un rond , vont lui soigner par des rituels bien flippants et elles vont même lui donner accès à leur codex !Il va se plonger dans ce texte sacré et y trouver une certaine forme de pouvoir !

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Six ans plus tard , ça va mieux pour Antonius , merci pour lui , et que même il est devenu « detectioner » , un genre de détective infaillible ou presque. Le truc c'est qu'il y a une sacré protubérance testiculaire dans le velouté à ce moment la sur l'ile de Bretagne du genre machin ésotérique et dégueulasse ( et je parle pas du chouchen ) et que c'est lui qui va être envoyé pour pelleter le merdier en question.

Voila pour la base

Il s'agit en fait d'un récit horrifique avec du sang, des monstres et un brin de décadence romain. La majeur partie de l'action se situant en grande Bretagne, on retrouve une part des mythes et légendes avec des créatures très Cthulliennes aussi bien dans l'approche que dans le look.

C'est sombre et violent comme je l'aime.

Peter Milligan (Skin ou X-Statix chez Marvel) en bon irlandais utilise les contes celtiques et ses personnages pour ce récit d'horreur qui sans être vraiment intégré dans l'univers Valiant a proprement parler peut aussi aisément l'intégrer (Orkus m'a rappellé d'autres créatures déjà apparu dans Shadowman notamment). L'histoire est solide et tient en haleine tout du long, il y a du Poe la-dedans !

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Au niveau du dessin, Juan José Ryp ( Black Summer et No hero) et son style très Goeff Darrow rend un travail propre au niveau du trait et divinement dégueu quant au contenu, ce gars sait comment rendre l'horreur horrible ! Et alors si je vous dis que tout ça est encré par Jordie Bellaire (Eisner 2014 et 2016 pour son travail de colorisation) ! L'artiste mets en œuvre sa fameuse palette de couleur et ajoute a l'ensemble des tonalités clair obscur qui raconte autant l'histoire que le récit lui même.

 En bref c'est un bon bouquin d'horreur sortie en VO chez Valiant et dont j'espère à titre perso qu'il se verra traduit dans nos contrées …. Bliss Siouplait , siouplait.

 

 

 

 

Après si vous n'êtes pas convaincu j'utiliserai mon argument massue : un comic ou les mecs portent des sandales sans être des putains de hipsters ça n'a pas de prix.

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04 février 2017

Elquest

J'ai des madeleines de Proust olfactives ! Vous voyez si vous me collez dans le tarin une fragrance d'andouillette subtilement mélangée à du lilas et ben paf je pense à mon ancienne voisine Lucienne qui turbinait chez un charcutier traiteur . On l'avait surnommée Lulu la catcheuse rapport à son gabarit mais c'était la crème des femmes , toujours un bombec à la lavande à coller dans le bec des mômes quand elle en croisait  !

Pis il ya cette autre senteur , cet habile mélange de cire fondue, de pizza et de sueur. Un peu comme si maya l'abeille avait becqueté du pizza hut dans un vestiaire de gymnase ! L'odeur du jeux de rôles ! Combien de soirée passées sur la terre du milieu, en Bretonnie, sur Athas ou dans le monde des deux lunes... Ah le monde des deux lunes , bordel Elfquest !

Et ben figurez vous qu'une maison d' édition naissante , en l'occurrence Snorgleux Comics, a les glaouis de nous ressortir le premier arc de cette merveille du comics , allez allons-y franchement , de cette œuvre carrément culte !!

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Bon je fais péter la petite brioche au chocolat !

Il y a des générations de cela, une cité Elfique est apparu dans le ciel d'un monde ou l'homme en est toujours à sa préhistoire. Pourtant doté d'une grande puissance magique, les elfes vinrent à la rencontre des humains …. Qui les massacrèrent , forçant les survivants à fuir dans la nature dans ce monde hostile.
Bien longtemps après , les elfes ont perdus leur savoir, sont retournés à l'age de pierre et vivent en tribus éparses. L'une d'entre elles, les Wolfriders est contrainte de fuir sa forêt refuge encore une fois à cause des humains qui y foutent le feu avec le même manque de bon sens que Donald Trump signant des conneries !

Dès lors va commencer pour Cutter, le jeune chef de tribu et les siens une errance qui va les mener des cavernes des trolls à un groupe d'elfe du désert et dont les mœurs sont mystérieux.Au cours de cette aventure, on va croiser des personnages complexes et tout sauf manichéens.

Bon déjà il faut savoir que Elfquest est l’œuvre d'une vie d'auteur, et même d'un couple d'auteurs ! Wendy et Richard Pini sont d'authentique geek et ils l'étaient à une époque , les années 70,ou ça pouvait te valoir une soupe à la phalange servi par des décérébrés dont le quotient intellectuel est inférieur à la température rectale !

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Rien que leur histoire d'amour a commencé dans un comics ! La belle Wendy, en plus d'écumer les conventions cosplayée en Red Sonja, participe activement au courrier des lecteurs de Marvel. C'est en la lisant que Richard , un éternel rêveur qui étudie l'astrophysique, va tomber amoureux de sa belle ! Lorsqu'ils se rencontrent enfin, c'est au delà du coup de foudre , c'est l'union de deux âmes sœurs ! Un thème que l'on retrouve d'ailleurs dans les liens qui unissent certains personnages.
Ensemble (elle dessine et ils co-scénarisent), ils rêvent de mondes fabuleux et vont finir par créer e 1978 le monde d'Elquest , univers qui paraît toujours à l'heure actuel faisant de cette série une de celle avec la plus grande longévité !

Un monde ou les elfes ne sont pas aussi romantique que ceux de Tolkien (gloire à son nom d'ici à Valinor) non nous sommes face à un peuple retourné à la nature et à sa sauvagerie. Ces elfes ne sont ni bons ni mauvais mais juste barbare ! La ou le grand JRRT nous conte la fin d'un monde, le passage à l'âge des hommes, les Pini nous offre un nouvel éveil des elfes bien plus réussit que celui de la Force. En terme d'ambiance, nous sommes en fait plus proches du film Dark Crystal. Bien sur la magie est présente mais c'est une magie diffuse issue des brides de savoirs anciens autrefois puissants ! Grandeur et décadence ou comme dirait mon pote Dédé du Balto : «  choux fleur et flatulence » !

Graphiquement , le trait est un peu cartoony mais pas trop. En fait, suffisamment pour être féerique mais pas assez pour être infantile. D'ailleurs, ce choix fait que le dessin a très bien viellit et ce même ce premier arc date des années 70. Alors ne le nions pas , il y a un petit côté Franco-belge mais les planches sont dynamiques et les enchaînements de cases typiquement comics ! Cette édition passe le cap de la colorisation avec brio. Les tons bien qu'un peu pastels permettent l'expression de jeux d'ombre vraiment maîtrisés et qui participent pleinement à l'expression des émotions des personnages. Les décors sont simples mais pas simplistes contribuent pleinement à une ambiance toute particulière et pourtant si familière..

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C'est un univers de fantasy d'une incroyable richesse que nous propose les déglingos de Snorgleux comics et chapeau bas les gars ! On voit qu'on a affaire a des passionnés rien que dans les choix d'édition. Bon déjà les gars tiennent LE comic shop Marseillais et sont investis dans la sphère du comics Français , on peut dire que ça sentait bon de les voir se lancer dans l'édition ! Et ils ne nous ont pas déçu les bougres !! Un ouvrage de très bonne facture au dos solide et à la couverture soignée qui reprend les épisodes 1 à 4 de « Elfquest : the original quest » ! Donc oui un Parisien salut le travail de ses cousins Marseillais (Je vais pas leur donner du frangin faut pas déconné) !

Clairement, pour tout amateur de fantasy ne pas avoir cet ouvrage mérite qu'on lui coince les parties génitales dans un coin de porte !

 



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